jeudi 23 octobre 2008

SUICIDE? VOUS AVEZ DIT SUICIDE?


Quand j'ai envisagé d'écrire sur ce sujet je me suis dit: quoi de mieux pour l'illustrer que de faire le mien en direct?
Mais bon, ces jours-ci j'en ai pas envie. Pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé (2 fois l'an dernier dont une presque réussie). Donc pour écrire ces lignes je me suis pris une cantine pour arriver à coucher cela sur le papier (informatique).
Qu'est-ce que le suicide? Je ne répondrai pas à cette question, chacun connait la réponse.
Pourquoi se suicider? Mon père me disait "le suicide est une solution de lâche qui refuse d'affronter les difficultés de la vie". Mais alors la lâcheté n'est-elle pas justement une forme de courage? Oser passer à l'acte demande une telle énergie, une telle volonté d'abandonner la vie, les siens ou ceux qui vous font souffrir! Le refus de continuer à vivre face à l'adversité, la trahison, le désamour n'est elle pas aussi une preuve de courage? Se dire qu'une fois que l'on est parti, même si ceux qui vous aiment ressentent un grand vide, vous les avez soulagé de votre présence, de vos soucis. Et laisser de soi une image pas trop mauvaise avant qu'elle ne soit ternie n'en vaut elle pas un peu la chandelle?
Moi j'ai tenté 2 fois d'en finir par amour. Et oui, c'est drôle mais par amour. Par le grand vide que laisse l'absence de celui que vous avez aimé et qui dorénavant vous hait. Par le sentiment d'avoir vécu dans le mensonge de l'amour qu'il vous déclarait, par le sentiment de trahison que vous ressentez quand vous découvrez la réalité de l'autre, par la volonté de laisser vos proches indemnes de vos problèmes ( car le jour où vous êtes face à un mur, peu de gens ou soit disant amis ou famille vous viennent en aide ou vous comprennent sans se rapporter à eux mêmes). Tout se rapporte toujours aux autres, qui vous aide, vous comprend ou au moins vous écoute sans faire de rapprochement à lui même? A la part de vie que vous avez en commun? Juste vous écouter, vous aider sans penser au reste? Je connais personne!
Quelles traces m'ont laissé mes tentatives? Une consommation effrénée de tabac, d'alcool, et parfois l'envie de recommencer et de réussir!!! Un je m'en foutisme par rapport à certains évènements, certaines situations. Une certaine relativisation des évènements.
Et puis finalement, le suicide n'est il pas tout simplement la fin physique d'un corps abritant un esprit déjà mort?
Je recommencerai? Peut être! On se sent si bien quand on est déconnecté de la réalité, comme mort donc. C'est peut être ça le nirvana!!!
Un petit morceau de musique pour illustrer ça. Ozzy vous chante Suicide Solution, mon très cher Paul Atréides m'a parlé de Patty Smith mais m'a pas laissé de titre de morceau. Alors Paul, la prochaine fois, et ces quelques lignes sont pour toi.................. et E

5 commentaires:

Hannibal Volkoff a dit…

Enfin, Fred, la question du courage n'a vraiment aucune importance. Le suicide, ça interroge d'abord le sens, la signification des choses. Quel est le sens de la vie, dans un monde donné, le sens et l'utilité du "courage qui nous ferait tenir les difficultés de cette vie" ? C'est la question du "à quoi bon ?" à laquelle personne n'a pu répondre sérieusement. Ton père a tord, il faut le lui dire, que la notion de courage ou de lâcheté, c'est bon pour les philosophes de comptoir, mais qu'à partir d'un certain stade on s'en fout.

Je ne comprends pas cette partie : "Je recommencerai? Peut être! On se sent si bien quand on est déconnecté de la réalité, comme mort donc. C'est peut être ça le nirvana!!!"
On ne peut pas se sentir bien quand on est mort, puiqu'on est mort. S'il doit y avoir un soulagement, ce ne peut être qu'avant le suicide, dans la certitude de la fin de tout -mais dans ce cas là, pourquoi parler de "déconnection de la réalité" ?

FRED a dit…

Jean, on se sent si bien quand on est dans la phase de "coma" entre la vie et la mort, qu'on voudrait qu'elle ne s'arrête jamais! on en est pas vraiment conscient mais c'est comme une sorte de vide intérieur, où tout semble tellement relatif, insignifiant....

Hannibal Volkoff a dit…

Tu dois avoir raison, cet état est celui que nous recherchons tous ; dans le sexe, dans l'alcool, dans les drogues, voir même dans le travail. S'extraire de l'humain, de la raison, du monde. Mais, je ne parlerais pas de "relatif", déjà parce que le relatif n'existe pas, et ensuite parce qu'on peut très bien affirmer que c'est l'absence, l'idéal à atteindre, et que rien n'est plus réel qu'elle.

FRED a dit…

la je suis d'accord avec toi sur cette définition du relatif

Anonyme a dit…

alors j'arrive un peu tard pour le commentaire, mais je me devais d'y repondre car vraiment c'est un sujet sensible par tous aujourdhui. Jeunes ou moins jeunes, une partie de nous mm s'envole, certains y arrivent, d'autres pas, ou presque, pourquoi le tenter? moi je sais que j'ai un million de choses a faire et a réaliser que je ne suis pas pret de partir. Ecoute tu a la volonté de rester, profite qd meme de ce que la vie t'a donné, pense au bon et plus au mauvais, relativise justement et vit pour toi et non pas pour les autres, fait un peu l'égoiste je pense que celà te ferai du bien ca te couperai de pas mal de pblems du quotidien. a tres vite mon freddou, jaime pas qd tu es com çà !